La conférence « Malveillance numérique et Arnaque Cyber » a eu lieu le 12 novembre 2025

Une cinquantaine de personnes ont été captivés par la conférence « Malveillance numérique et Arnaque Cyber » présentée par l’adjudant-chef Plumas et l’adjudant Noret.

Les escroqueries numériques explosent et se réinventent sans cesse. Ransomware, faux conseillers bancaires, hameçonnage ou promesses d’investissement miracle : les cybercriminels affûtent leurs techniques pour cibler aussi bien les particuliers que les entreprises. Lors d’une conférence sur la malveillance numérique, un enquêteur en criminalistique a révélé les méthodes les plus fréquentes et partagé des conseils essentiels pour s’en protéger.


La motivation principale des cybercriminels reste simple : le profit. Derrière les attaques se cachent souvent des escroqueries financières, du vol de données ou encore de la diffamation. Mais quel que soit le prétexte, les conséquences peuvent être lourdes : pertes financières, atteinte à la réputation, ou vol d’identité.

Le ransomware (ou rançongiciel) reste l’une des menaces les plus destructrices. Une simple pièce jointe piégée suffit à bloquer tout un système. Les pirates chiffrent les données et exigent une rançon pour les restituer. Ces attaques s’accompagnent désormais de fuites massives d’informations confidentielles destinées au chantage ou à la revente.

Un appel d’un « conseiller bancaire » signalant des opérations suspectes ? Le numéro semble officiel, mais l’interlocuteur est un escroc. Il obtient les codes de sécurité ou fait valider des virements frauduleux.

Le faux ordre de virement (FOVI) s’infiltre dans les échanges professionnels. L’escroc intercepte des mails et remplace le RIB d’un fournisseur. Résultat : les paiements partent vers un compte frauduleux, souvent chez Revolut ou Nickel. Un détail anodin — une adresse email modifiée d’une lettre — peut suffire à tromper.

Les arnaques à l’investissement exploitent la crédulité. Publicités en ligne, fausses célébrités ou plateformes de trading fictives : tout est mis en scène pour inspirer confiance. Les victimes pensent gérer un portefeuille crypto, mais leur argent part directement sur les comptes des escrocs.

Les campagnes d’hameçonnage imitent parfaitement les courriels d’institutions telles que AmeliImpôts.gouv ou Chronopost. En cliquant sur un lien frauduleux, les internautes livrent leurs identifiants et données bancaires.

Les escrocs du e-commerce redoublent d’imagination. Sites clones (cdscount.com au lieu de cdiscount.com), fausses annonces ou arnaques à la location… L’objectif reste le même : encaisser un paiement sans jamais livrer le produit.

Les arnaques sentimentales ou familiales reposent sur la manipulation émotionnelle. Un « proche » contacte avec un nouveau numéro, ou un « amour virtuel » réclame une aide financière urgente. Ces fraudes exploitent la confiance et la compassion pour soutirer de l’argent.

  • Ne cliquez jamais sur un lien ou une pièce jointe suspecte.
  • Vérifiez toujours l’adresse exacte de l’expéditeur et du site.
  • Ne transmettez jamais vos identifiants, mots de passe ou données bancaires.
  • Contactez directement votre banque ou l’organisme concerné.
  • Redoublez de vigilance face aux offres trop belles pour être vraies.

Les cyberescrocs affinent leurs techniques à mesure que la technologie progresse. Mais leurs pièges reposent toujours sur les mêmes leviers : l’urgence, la peur et la confiance. En cultivant les bons réflexes et en s’informant, chacun peut renforcer sa cybersécurité. Sur Internet, la prudence n’est pas de la méfiance… c’est de la lucidité.

Parce qu’en matière de cybersécurité, la meilleure défense reste… la méfiance éclairée.

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